Dr. Hanan Ashrawi, membre du comité exécutif de l’OLP, s’exprime au sujet de l’extension par la Knesset du droit israélien aux institutions académiques dans les colonies illégales

“Nous condamnons le vote par la Knesset israélienne d’étendre le droit israélien aux institutions académiques dans les colonies israéliennes et de les placer sous l’autorité du Conseil des études supérieures en Israël. Cette décision représente une nouvelle étape dangereuse dans l’annexion de la Cisjordanie occupée. Ces institutions académiques comprennent l’université d’Ariel (colonie d’Ariel) et l’université d’Orot (colonie d’Elkana) qui se situent dans le gouvernorat de Salfit, et l’université d’Herzog qui se situe près de Bethléem et de Jérusalem (colonie d’Alon Shvut).

Une telle législation fait partie du projet du gouvernement israélien d’imposer sa souveraineté sur la totalité de la Cisjordanie occupée, en y éliminant de manière systématique la présence palestinienne et la continuité du territoire palestinien et en détruisant la solution à deux états.

Toutes les colonies sont illégales et constituent un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Court Pénale Internationale et une violation directe du droit international et des conventions internationales, dont la résolution 2334 du CSNU. Israël fait donc la démonstration de son intention de prolonger et de consolider son occupation militaire en œuvrant à la “légalisation” de la présence d’institutions, de colonies et de colons juifs extrémistes en territoire palestinien occupé.

L’initiative unilatérale de l’administration étatsunienne au sujet de Jérusalem et des réfugiés, ainsi que son soutien inconditionnel au mépris des lois et à l’impunité d’Israël n’a fait qu’encourager Israël à persister dans sa politique illégale d’annexion rampante avec l’objectif de superposer le "Grand Israël" à la Palestine historique.

Nous appelons nos partenaires locaux et régionaux, qui affirment soutenir le droit international, le droit international humanitaire et la solution à deux états, à intervenir de toute urgence, à réprimer ce dernier affront israélien et à tenir Israël responsable en prenant des mesures et des sanctions punitives. 

Nous exhortons tout particulièrement l’Union Européenne à appliquer sa propre législation qui indique clairement qu’elle ne fournirait pas de financement aux organisations ou institutions israéliennes situées en Cisjordanie occupée. Plutôt que de maintenir une relation d’exception et de traitements préférentiels avec Israël, il est temps d’envoyer le message clair à Israël que l’UE ne tolérera pas un tel comportement qui, non seulement viole le droit international mais qui sape également les efforts à l’international d’instaurer la solution à deux états et la paix.”

|Formulaires et listes
Faire un don

Votre don à l’AURDIP nous permettra de financer nos activités, d’imprimer des documents, de publier des informations, et de faire campagne auprès des universitaires.
Faire un don

Newsletter