For Free Expression on Palestine

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Le message caché du CPCCA : Faire taire la critique de l’apartheid Israélien.
Un résumé en français de ce rapport se trouve ci-dessous.

Palestine Freedom of Expression Campaign (PFEX) | 21/03/2011 |

Please read Our report on the CPCCA, a critical report on the Canadian Parliamentary Coalition to Combat Antisemitism. May 2010.

Key points of the report have been translated into French (see below)

Also see the BNC’s statement about the CPCCA.

Our declaration is as follows :

We believe that discussion and debate on the Israel/Palestine conflict falls within the realm of free expression and should not be suppressed. We believe that political criticism is among the classes of speech we should be most interested in promoting and protecting.

We demand that the full range of views on the conflict, from Israel advocacy to Palestine advocacy, be protected and not be subject to bans, penalties, or sanctions.

We reject hate speech, anti-Semitism, incitement to violence, racism and discrimination. We believe that discussion, debate, and advocacy around Palestine and Israel should be conducted in opposition to all forms of racism, discrimination, Islamophobia, and anti-Semitism.

We do not believe that characterizing Israel as an ‘apartheid state’ or campaigning for ‘boycotts, divestment, and sanctions’ against Israel constitutes hate speech, anti-Semitism, incitement to violence, racism, or discrimination. We need not agree with these characterizations or campaigns to agree that these are legitimate positions that should be protected on free speech grounds.

We believe that speech that is critical of a government and its policies, which does not target an ethnicity, nationality, or religion, must not be suppressed by a democratic society. Criticizing Israeli policies toward the Palestinians does not target Jewish people just as criticizing Sudan’s policies in Darfur does not target Sudanese people, criticizing Saddam Hussein’s past treatment of the Kurds did not target Iraqi or Arab people, criticizing China’s policies in Tibet does not target Chinese people, and criticizing the U.S. occupation of Iraq does not target American people.


Le message caché du CPCCA : Faire taire la critique de l’apartheid Israélien.

Section 1. Rapport de synthèse

Les recherches et l’écriture de ce Rapport ont été réalisées par le collectif Torontois en campagne pour la Liberté d’Expression à propos de la Palestine (Palestine Freedom of Expression PFEX). Le 15 Avril 2009, après deux mois d’attaques incessantes contre des organisations de solidarité avec la Palestine et contre la liberté d’expression au Canada, plus de 150 personnes de différents secteurs se rassemblèrent pour coordonner une réaction critique. Militants anti-guerre, étudiants, enseignants, travailleurs juridiques communautaires, syndicats et mouvement ouvrier, militants pour les droits des im/migrants, artistes, militants allosexuels, universitaires et d’autres assistèrent à cette réunion qui lança la campagne PFEX. Cette réponse publique eut lieu dans le sillage immédiat de la guerre menée par Israël contre la Palestine qui tua 1400 personnes à Gaza et laissa plus de 5000 personnes blessées ou déplacées. Pendant ce temps, le gouvernement Canadien et quelques institutions publiques continuèrent la guerre contre la Palestine à l’intérieur du Canada. Cela inclut :

18 Mars 2009 : Coupes des subventions à la Fédération Canado-Arabe (CAF) pour les programmes d’aide à l’installation des immigrants et de service de langue.

19 Mars 2009 : Interdiction de la tournée Canadienne de conférences de George Galloway « Résister à la guerre de Gaza à Kandahar ».

Février/Mars 2009 : Enlèvements des affiches de la Semaine de l’Apartheid Israélien sur quatre campus.

Février 2009 : Attaque de dirigeants et de membres du Syndicat Canadien de la Fonction Publique (SCFP/CUPE) en Ontario à cause de leur soutien à la recherche et l’éducation autour du boycott des institutions universitaires Israéliennes.

Février/Mars 2009 : Ciblage d’étudiants et de professeurs d’université faisant de l’éducation sur les campus à propos de la Palestine et de l’apartheid Israélien.

Mars 2009 : Menaces des discussions à propos d’Israël/Palestine au sein du Toronto District School Board (TDSB).

La Coalition Parlementaire Canadienne de Lutte contre l’Antisémitisme (Canadian Parliamentary Coalition to Combat Antisemitism – CPCCA) a aussi été formée dans ce contexte. Lorsque son agenda politique et ses plans furent rendus publics, la campagne PFEX prit part à la critique émergente avec d’autres groupes, notamment le Seriously Free Speech Committee (Vancouver) et Voix Juives Indépendantes (Ottawa). Ce Rapport est un point culminant de ce travail. Tandis que l’attention de notre travail s’est focalisée sur une documentation de langue Anglaise et n’a pas inclu les soumissions au CPCCA venant du Québec, nous espérons que ce document peut être un point de départ de cette discussion et le moyen d’établir ces connections.

Ce Rapport documente et analyse le travail et le contexte du CPCCA. Ce faisant, nous cherchons à exposer son agenda visant à faire taire le débat publique autour de la Palestine au Canada et globalement et à conforter les politiques d’apartheid et les pratiques de discrimination raciale envers les Palestiniens caractérisant l’Etat Israélien.

Ce Rapport a été envoyé aux Députés du Parlement Canadien afin de nous assurer qu’ils ont accès à notre analyse. Il a aussi vocation de ressource éducative pour guider les discussions communautaires et les ateliers, et pour faire pression sur les Députés et les officiels du gouvernement. Le Rapport comprend les sept sections suivantes :

Section 2, Qu’est-ce que le CPCCA ? donne une vue d’ensemble des origines de l’organisation, sa composition, son mandat et ses activités depuis Mars 2009. Nous faisons l’ébauche des trois principales critiques lancées à son encontre, à savoir : sa troublante redéfinition de l’« Antisémitisme » pour y inclure la critique de l’Etat d’Israël ; son manque de transparence et de responsabilité masqué par le language autoritaire et le symbolisme du Parlement ; et, pour finir, le réel potentiel de son travail pour criminaliser la liberté d’expression à propos de la Palestine and plus généralement pour institutionnaliser des restrictions sur les libertés publiques.

Section 3, Le CPCCA dans une Perspective Globale examine la nature géo-politique de son agenda, révélant dans quelle mesure il s’agit pas d’un forum non problématique et sans biais. Nous montrons que le CPCCA partage la préoccupation première de ses partenaires internationaux, à savoir de protéger Israël de la marée montante des critiques internationales en donnant la priorité à la lutte contre l’anti-Sionisme plutôt que de répondre aux manifestations réelles d’Antisémitisme.

Section 4, Les audiences publiques du CPCCA : un Fiasco, fournit une analyse préliminaire de la phase d’« Enquête » du travail de la coalition. Tandis qu’elle a réussi à créer une tribune pour l’avancement de son agenda partial et pro-Israélien, elle a aussi rencontré de sérieux revers comme le retrait du Bloc Québequois et le reniement du CPCCA par ce dernier.

Section 5, Le Message Caché du CPCCA : Effacer l’Apartheid Israélien, dévoile le but non avoué du CPCCA, à savoir : Effacer la réalité de l’apartheid Israélien du débat publique et délégimiter l’« apartheid Israélien »en tant que concept essentiel pour comprendre Israël. L’émergence et l’acceptation croissante de l’analyse de l’apartheid est ici soigneusement suivie et appuyée par une riche bibliographie. Le succès énorme de la Semaine de l’Apartheid Israélien se situe dans ce contexte, révélant la cible ultime du CPCCA, à savoir la croissance exponentielle et globale de la campagne Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) menée par les Palestiniens.

Section 6, Utilisation and Abus de la Trame du « Nouvel Antisémitisme » approfondit l’analyse de la logique défectueuse du CPCCA. L’objectif ici est de révéler dans un premier temps son amalgame problématique entre l’idéologie politique Sioniste et le Judaïsme et, dans un second temps, l’hypothèse d’homogénéité selon laquelle tous les Juifs supportent Israël. L’attention portée sur une variété de voix Juives injecte un peu du contexte nécessaire dans la narration du CPCCA.

Section 7, Problèmes d’équité : Le CPCCA et le Racisme Canadien démontre pourquoi le CPCCA ne doit pas être bien accueillie par les défenseurs de l’équité. En dépit de son usage d’un language propre à l’équité, le processus du CPCCA privilégie l’antisémitisme à d’autres foyers plus pressants de racisme et ne tient pas compte des dynamiques plus larges du racisme et des discriminations au Canada.

Section 8, Faire Taire la Critique d’Israël, Restreindre les Libertés Publiques conclue par quelques remarques sur les implications actuelles et les dangers du CPCCA


A lire aussi :

- This Is What Complicity Looks Like : Palestine and the Silencing Campaign on Campus. By Mary-Jo Nadeau and Alan Sears

- A View From Toronto – A Hub of “Israel Delegitimization”. By Rafeef Ziadah

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