La mémoire de la Nakba en Israël Le regard de la société israélienne sur la tragédie palestinienne

Thomas VESCOVI

Préface de Dominique Vidal

Éditions L’Harmattan

Collection « Comprendre le Moyen-Orient »

ISBN 978-2-343-05186-4, 223 pages, 22 euros

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Plusieurs dizaines d’années après sa création, l’Etat d’Israël s’est doté d’une loi punissant la célébration de la Nakba, nom que les Palestiniens donnent à l’expulsion des trois quarts d’entre eux entre 1947 et 1949. C’est dire combien cet événement pèse dans la mémoire des deux peuples et dans le conflit qui les oppose. Pour les
Israéliens, 1948 est l’aboutissement du rêve sioniste, celui de fonder un Etat à majorité juive. Pour les Palestiniens, c’est l’avènement du processus colonial qui les a dépossédés de leur droit et de leur terre. Ce n’est pas le point de départ du conflit, mais le coeur, la première cicatrice. Si chaque année, comme toutes les nations dans le monde, les Israéliens commémorent leur fête nationale, quel est leur regard sur cette partie sombre de leur histoire ? Ont-ils conscience que le 14 mai 1948, alors que David Ben Gourion déclarait l’indépendance d’Israël, dans le même temps ses milices s’attelaient à chasser de leurs villages des centaines de milliers de Palestiniens ?

En analysant les mécanismes du refoulement de cette mémoire, et les acteurs qui s’opposent dans cette lutte mémorielle, l’étude nous plonge au coeur de la mentalité juive israélienne, et nous montre que la paix au Proche-Orient est impossible sans un accord sur l’histoire.

Table des matières

Première partie. Société israélienne : construction, évolution, mythification

  • Palestine, de l’utopie au traumatisme
  • La première Guerre israélo-arabe au prisme des « Nouveaux historiens »
  • Une société en interaction avec le contexte politique

Deuxième partie. Les sources du refoulement

  • Une terre sans propriétaire légitime
  • L’éducation israélienne, entre façonnement de l’Autre et formation du soldat-citoyen
  • Shoah et Nakba, d’une mémoire à l’autre

Troisième partie. Le retour du refoulé, idéal type d’une société complexe

  • Entre déni et repli, Im Tirzu et la muséologie israélienne
  • Se souvenir de la Nakba, Zochrot et les Palestiniens d’Israël
  • Israël et Nakba, cas pratique freudien

Conclusion

Thomas Vescovi est étudiant chercheur en histoire contemporaine. Diplômé de l’Université Paris VIII, il s’intéresse notamment à la société juive israélienne, dans ses relations avec la société palestinienne, et son rapport à l’histoire.

Il a rédigé des chroniques de ses nombreux voyages au Proche-Orient, publiées dans un ouvrage collectif : Bienvenue en Palestine (2014, Kairos).

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